Recent paintings

Recent paintings

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         Cette nouvelle exposition personnelle consacrée à Bruno Rousselot relève la pertinence des enjeux développés par la peinture abstraite, dans le paysage de l'art actuel à l'incorrigible formalisme.


           Le choix, par exemple, du New Museum de New York de consacrer une exposition personnelle à Mary Heilmann en 2009 (To Be Someone), est ainsi significatif des arguments toujours renouvelés que déploie la peinture à l'intention de son propre médium, à celle du spectateur ; à l'échelle de l'humain. A travers les glissements apportés par le mouvement Néo-géo dans les années 80, parmi lesquels John Armleder et Peter Halley, l'abstraction géométrique prolonge les bases d'un rapport entre spectateur et surface peinte, comme engagées par Sol LeWitt.
           Acteur et témoin de ce développement, Bruno Rousselot maintient, depuis lors et ces années passées à New York, de façon constante et intransigeante, l'exigence picturale qui réunit tout ces artistes, non sans plaisir et dérision. La pratique de la couleur constitue en ce sens le vecteur central de son travail : vibrants, franchement juxtaposés, les tons dispersent des contours, situant ainsi l'abstraction au-delà de toute matérialité. Plus exactement encore, l'oeuvre de Bruno Rousselot se développe à la limite qui sépare le systématisme de la variation, qui sépare l'insignifiance du symbole, et joue ainsi des canons structurels de l'abstraction sans s'y limiter.
            La récente série de peintures sur bois, qui formeront le centre de cette nouvelle exposition personnelle, ne sont donc pas sans se référer au plus pionnier des peintres de l'abstraction géométrique, et au plus « populaire » aussi, Kasimir Malévitch.
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            This new solo show dedicated to Bruno Rousselot at Semiose galerie from March 12th to April 30th, 2011, significantly renews arguments which show painting on a human scale, just as the work of Mary Heilmann shown at the New Museum in New York in 2009.


           Across the pictorial slidings carried by John Armleder and Peter Halley, geometric abstraction since the eighties has extended the basis of a report between spectator and painted surface, as cleared by Sol Lewitt.
            Since 1980 and his years in New York, Bruno Rousselot constantly and uncompromisingly supports the pictorial requirement which unites these artists, not without pleasure and derision. The practice of color constitutes the central vector of this work: vibrating, frankly juxtaposed, tones disperse outlines, locating abstraction so beyond any materiality. More exactly, the work of Bruno Rousselot plays with the border that separates the system of variation, which separates the insignificance of symbol with structural canons of abstraction, without limiting himself to it.
            The recent series of painting on wood, which will form the centre of this new solo exhibition, is not therefore without reference to the pioneer painter of geometric abstraction, and the most "popular," Kasimir Malévitch.